Le monde est confronté à une myriade de défis qui ont un impact global sur de nombreux aspects de la vie économique, sociale et culturelle. Ces défis ont naturellement affecté la dynamique qui sous-tend les opérations des différentes organisations.
Une analyse des différentes forces qui façonnent l'efficacité d'une organisation met en évidence un fait crucial : l'élément humain, en particulier, influence le cours de l'organisation. Aujourd'hui, à l'ère actuelle, les ressources humaines sont devenues plus importantes que jamais.
Les ressources humaines constituent le seul atout dont une organisation peut bénéficier pour relever les défis auxquels elle est confrontée et résister dans un environnement concurrentiel. Leur rôle multiforme est essentiel pour déterminer le succès, l’efficacité, la longévité et l’expansion des organisations.
La recherche continue par les organisations de méthodes administratives appropriées pour suivre le rythme des exigences d'un changement rapide et surmonter les obstacles qui empêchent de répondre aux besoins de l'organisation en énergie renouvelable confirme que le problème administratif fondamental de toute organisation est « d'identifier les éléments spécifiques des variables de comportement » et ses composants.
La complexité de cette ressource est sans précédent, car elle reste soumise à une myriade d’influences internes et externes qui peuvent affecter son impact. Il devient nécessaire pour les organisations, peu importe leur taille ou leur secteur d’activité, d’investir sans réserve dans leurs ressources humaines.
Un tel investissement nécessite la capacité de surmonter les obstacles qui pourraient surgir si nous ne parvenons pas à allouer ces ressources humaines de manière appropriée et en temps opportun. À la lumière de ces considérations, la survie future de toute organisation dépend de sa capacité à exploiter le plein potentiel de ses ressources humaines.
Étant donné que les femmes constituent la moitié de la société, elles constituent une part égale des ressources humaines dont dépend la mise en Å“uvre des divers processus économiques et sociaux. Il n’est pas exagéré de dire que les femmes comptent parmi les forces les plus marginalisées dans les processus de changement et de développement.
Le plus important de ces obstacles est peut-être le phénomène du plafond de verre, un phénomène caché qui fait référence à des préjugés directifs et organisationnels invisibles qui entravent l’avancement professionnel des travailleuses et les empêchent d’accéder à des postes de direction.
Aucun des pays arabes n’a désigné de comités comme ceux formés par le Congrès américain pour surveiller le plafond de verre et Å“uvrer à le briser, à l’exception des Émirats arabes unis, dont le gouvernement a lancé en 2015 un organisme appelé « Conseil pour l’équilibre entre les sexes » et un autre. L'un de ses objectifs déclarés est de briser le plafond de verre auquel sont confrontées les femmes dans le domaine du travail.Aucune institution locale ou régionale n’a non plus adopté l’idée de lancer un index comme celui lancé par le magazine The Economist, outre le fait que ce n’est pas un terme répandu dans les discours des chefs d’entreprise et des gouvernements.
En fait, la situation est pire dans la région arabe, car ce que les institutions des pays occidentaux n’annoncent pas est explicitement annoncé par leurs homologues des pays arabes.
En résumé ,la question du plafond de verre conduit à s’interroger sur les facteurs qui participent de cette construction de la rareté des femmes aux niveaux supérieurs des hiérarchies organisationnelles : processus de recrutement, caractéristiques des parcours professionnels, politiques de gestion de carrière, poids des différents facteurs tels que les diplômes dans la définition des parcours, réseaux et processus de cooptation, place des processus informels qui déterminent eux aussi l’accès aux postes de pouvoir et qui peuvent jouer en défaveur des femmes, cultures et pratiques organisationnelles « masculines » alimentant des discriminations et des stéréotypes tenaces quant aux postes et aux comportements qui « conviennent » aux femmes, stratégies masculines visant à différencier leur identité et leurs pratiques professionnelles de celles des femmes et leur dénier pouvoir et autorité . Le plafond de verre témoigne donc d’une histoire inachevée, celle de l’égalité entre les femmes et les hommes et pose la question des moyens à mettre en Å“uvre pour établir une plus grande égalité de traitement et une plus grande égalité des chances entre les femmes et les hommes, en particulier dans les organisations.
Les facteurs qui ont pesé favorablement sur l’augmentation de la part des femmes dans les professions qualifiées et parmi les cadres et les managers ne semblent pas être les mêmes que ceux qui déterminent l’accès aux sphères supérieures du pouvoir organisationnel. Les femmes continuent d’être de plus en plus rares à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie. Il ne suffit plus alors de reconnaître seulement des critères objectifs de mérite comme le diplôme. Les organisations sont aussi des lieux où se développent des relations de pouvoir et des processus informels, souvent inégalitaires, qui déterminent l’accès aux postes de pouvoir.
Un certain nombre de règles qui sont données comme neutres sont en fait des règles masculines, historiquement calquées sur des modèles masculins. Face à ces modèles codés au masculin, pour venir à bout des obstacles visibles et invisibles qui constituent ce « plafond de verre », qui les sépare du sommet des hiérarchies professionnelles et organisationnelles.
Plusieurs approches conceptuelles ont été retenues par les chercheuses et chercheurs pour comprendre les pratiques discriminatoires qui édifient le plafond de verre ou, plus largement, pour expliquer la faible représentation des femmes dans les lieux de pouvoir.
Pour exprimer l’inégalité, deux principes se conjuguent : celui de la séparation, selon lequel il existe un travail d'hommes et un travail de femmes, et le principe de la hiérarchisation, qui sous-tend qu'un « travail d'hommes vaut plus qu'un travail de femmes ».
Soulignons également que ce phénomène s'inscrit sur un continuum d'inégalités entre les femmes et les hommes et non comme un obstacle isolé, qui surgit à un moment donné au cours d'une carrière professionnelle, ce qui laisserait croire à tort que les parcours professionnels des deux sexes sont symétriques.
Les pratiques informelles mises en place au moment du recrutement et de la promotion, et les politiques organisationnelles sont déterminantes pour rendre compte du plafond de verre.
Cette métaphore indique le point de la hiérarchie du pouvoir, de la rémunération et des responsabilités où les femmes deviennent invisibles, principalement en raison de mécanismes et d'obstacles cachés qui entravent la progression des femmes aux postes de direction.
Cette hiérarchisation du caractère masculin sur le féminin origine de la binarité et du dualisme construits à partir des différences perçues entre les sexes, les attitudes discriminatoires liées au sexisme (les stéréotypes de genre, les attitudes sexistes).
La discrimination fondée sur le sexe est une discrimination envers les personnes fondée sur leur identité de genre ou sur leurs différences de genre ou de sexe, est surtout définie en termes d’inégalités. Il a été lié aux stéréotypes et aux rôles de genre, et peut inclure la croyance qu'un sexe ou un genre est intrinsèquement supérieur à un autre.
Le sexisme peut être défini comme l’adhésion à des croyances discriminatoires ou préjudiciables fondées sur le sexe ou le genre. Il peut également être considéré comme recouvrant des attitudes, des croyances et des comportements qui soutiennent l’inégalité entre le statut des femmes et celui des hommes.
Mais l’origine même de l’inégalité entre les hommes et les femmes quant à l’accès aux postes à responsabilité est la division sexuée de la société basée sur des ensembles de préjugés et de stéréotypes conditionnant la femme dans un rôle bien précis
En ce sens, le plafond de verre désigne, d'une part, les pratiques de discrimination dites imperceptibles qui affectent l'avancement professionnel des femmes et des groupes minoritaires et, d'autre part, sous-entend que les inégalités se décuplent de façon plus manifeste lors de l'ascension vers les niveaux supérieurs.
La notion du « plafond de verre » s'est progressivement imposée dans la sociologie du travail et dans les sciences de gestion pour étudier la ségrégation verticale qui contraint les femmes dans leur carrière. Plusieurs auteurs ont essayé de donner une explication au concept « plafond de verre » et ce, suivant leur contexte. Les chercheurs diffèrent dans la définition du concept de plafond de verre en raison de points de vue différents, et en voici quelques-uns :
D’une autre expression c’est une forme particulière d’inégalité entre les femmes et les hommes dans les organisations, celle qui concerne l’accès aux postes de pouvoir.
A travers, la revue de littérature, nous pouvons remarquer que les facteurs constitutifs du plafond de verre étant un phénomène complexe sont donc pour les moins complexes et multiples, , ils relèvent notamment de la société au sens large, de l'entreprise et des individus, hommes et femmes qui la composent.
Le courant qui soutient que c’est été les femmes elles-mêmes qui s’excluent du cercle de pouvoir.
Les femmes vont s’autolimiter pour correspondre au rôle traditionnel que leur attribue la société et donc se limiter dans leur carrière professionnelle. (Les obligations familiales constituent la principale barrière mentionnée, le poids des représentations, les stéréotypes de genre, une socialisation sexuée qui perdure, le frein de la maternité, une répartition inéquitable des tâches domestiques et parentales, l’autolimitation des femmes).
Le courant de ceux qui soutiennent que les inégalités entre les hommes et les femmes se construisent au sein même des organisations, par des processus de recrutement et de promotion biaisés basés sur des critères différentiels de sélection entre les hommes et les femmes., par des processus de recrutement et de promotion biaisés basés sur des critères différentiels de sélection entre les hommes et les femmes.
Cest une division sexuée, basée sur une domination masculine liée aux stéréotypes, des normes organisationnelles masculines, les attitudes sexistes au travail, des réseaux professionnels plus limités pour les femmes.
Le dernier courant souligne que les freins à l’accès des femmes aux postes à responsabilités ont leurs racines dans la société.
La place des femmes, durant plusieurs siècles, a été déterminée strictement comme celle d'épouses, de mères et de responsables de l'intendance familiale, Elle est basée sur une division sexuée reposant sur un ensemble de stéréotypes de genre, attribuant aux individus des rôles sociaux prédéfinis.
De nombreuses études aussi ont été menées pour analyser cette situation et en trouver les causes et les facteurs susceptibles qui favoriser l'éclatement du plafond de verre. :
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